Biais de pessimisme
S'attendre à des résultats négatifs même lorsqu'ils sont improbables
Qu'est-ce que c'est?
Le biais de pessimisme est la tendance à surestimer la probabilité et la gravité des issues négatives tout en sous-estimant les possibilités positives. Moins courant que le biais d'optimisme dans la population générale, il est plus fréquent chez les personnes souffrant de dépression ou d'anxiété, et peut aussi être déclenché par des expériences négatives récentes ou un contexte menaçant. S'attendre au pire peut sembler protecteur, mais le coût est réel. Il mène à une aversion au risque excessive, à des occasions manquées et à des prophéties autoréalisatrices : des attentes basses réduisent l'effort et produisent ainsi de mauvais résultats. Dans les organisations, il se traduit par une résistance à l'innovation, une réticence à viser la croissance et une paralysie dans la prise de décision. Des dirigeants pessimistes peuvent saper le moral de leur équipe et la priver des risques calculés dont elle a besoin. Le biais se fait souvent passer pour du « réalisme » ou de la « prudence », ce qui le rend plus difficile à repérer. Le pessimisme en tant que trait de personnalité a aussi été associé à une moins bonne santé, même si la cause et l'effet sont difficiles à démêler. Pour le corriger, examinez les faits objectivement, suivez la justesse de vos prévisions dans le temps, entraînez-vous à recadrer vos pensées et envisagez délibérément les meilleurs scénarios aux côtés des pires.
Exemple
Renoncer à postuler à l'emploi de vos rêves parce que vous êtes convaincu de ne pas l'obtenir. Ne pas lancer un projet en partant du principe qu'il échouera. Éviter les relations amoureuses de peur d'être blessé.
Références
Shepperd, J. A., Waters, E. A., Weinstein, N. D., & Klein, W. M. P. (2015). Petite introduction à l'optimisme irréaliste. Current Directions in Psychological Science, 24(3), 232-237.
Norem, J. K., & Cantor, N. (1986). Le pessimisme défensif : exploiter l'anxiété comme motivation. Journal of Personality and Social Psychology, 51(6), 1208-1217.
Comment l'éviter
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Quelle est la probabilité réelle d'échec ?
Quelles occasions est-ce que je laisse passer en n'agissant pas ?
Est-ce que je laisse la peur dominer mon évaluation de la situation ?
Quels résultats positifs se sont produits dans des situations similaires ?
Que verrait un optimiste dans cette situation que je ne vois pas ?
Listez des éléments concrets en faveur d'une issue positive comme d'une issue négative.
Écrivez le pire scénario, sa probabilité et la façon dont vous vous en remettriez.
Mettez en place de petites expériences à faible risque pour tester les hypothèses.
Demandez conseil à des personnes qui ont réussi dans des situations similaires.
Face au pire scénario, demandez-vous : « Et ensuite ? »